Worshop

TERRE A TERRE #1

Florian de la Salle

Mallette

ADOPTER UNE OEUVRE

La mallette "Terre à terre" proposait de questionner l’art et le paysage à travers la rencontre de deux œuvres:

  • Hermigua d’herman de vries en collection du Frac-Artothèque de Nouvelle Aquitaine
  • Waldputz de Michaël Sailstorfer dans le bois de sculpture du centre d’art de Vassivière

L’objet incitatif placé dans la mallette était un échantillon de terre de l’île de Vassivière.

LES ACTEURS DU PROJETS

  • Artiste : Florian De La Salle.
  • Enseignants : Nicolas Vanderlick (lettres modernes) et Brigitte Josnière (arts plastiques).
  • Niveau : une classe de 3ème.
  • Établissement scolaire : collège Jean Rostand, Saint-Sulpice-Laurière, Haute-Vienne.

ORIENTATION DU PROJET

C’était la première expérimentation de cette mallette "Adopter une œuvre # terre à terre", le premier workshop en classe avec une artiste proposée par une structure culturelle partenaire du PREAC en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges (ENSA).

Le profil de Florian De La Salle était particulièrement intéressant, pour plusieurs points.
Tout d’abord, son expérience du post diplôme Kaolin (porcelaine) à l’ENSA de Limoges en 2016-2017 qui le conduisait à être dans une démarche exploratoire.

Ensuite c’est un jeune artiste, pour les élèves cela à permis une identification, une figure dans laquelle ils pouvaient se projeter : le statut d’artiste est alors devenu un possible devenir au moment où les élèves doivent faire des vœux d’orientation (lors de sa présentation aux élèves, Florian De La Salle, a d’ailleurs pu partager son parcours scolaire, et son expérience des filières professionnelles au lycée).

Ce workshop a permis aux élèves de réaliser une pratique artistique orientée vers la terre, la céramique et le moulage en plâtre tout en questionnant des problématiques de l’art et du paysage aujourd’hui.

PRATIQUES ARTISTIQUES DES ÉLÈVES

La terre était l’ élément incitatif dans le projet, une matière première. Cela à orienter la pratique des élèves vers les questions d’objet et de matérialité au programme en cours d’arts plastiques.

Le workshop a permis aux élèves lors des différentes étapes de travail de réaliser

  • des sculptures en terre et en plâtre
  • des textes
  • des dessins, croquis et esquisses
  • des captations sonores et des courtes vidéos et photos retraçant l’expérience de création.

Le workshop s’est orienté vers un regard sur le matériaux terre et ses processus de création, le moulage, le modelage, les gestes qui permettent de passer de l’informe à la forme.

La sortie dans le Bois de sculptures de Vassivière a permis aux élèves d’appréhender des œuvres d’art contemporain, de questionner les différentes formes d’interventions dans le paysage : face à l’œuvre de Michael Sailstorfer dont une des caractéristiques est d’avoir à être "réactivée", les élèves ont effectué ce travail de "waldputz", nettoyage de forêt.

PARTENARIATS

Le Centre International d’Art et du Paysage de l’île de Vassivière a proposé un temps de médiation dans le bois de sculpture autour de l’œuvre de Michael Sailstorfer.

Le Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine a réalisé un temps de médiation dans l’établissement scolaire autour de l’œuvre d’herman de vries.

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Le “métier” d’artiste : un possible

Pour les élèves, cette expérience à été très positive. Elle leur a permis de prendre conscience du métier d’artiste, du travail qu’il y a derrière les œuvres et du cheminement nécessaire dans la pratique artistique. Ils étaient très curieux et intéressés de travailler avec un "jeune artiste". La découverte de l’île de Vassivière et du Centre d’Art restera pour beaucoup d’élèves un moment fort.

Les élèves ont pu également intégrer ce projet dans leur PEAC pour une éventuelle présentation au Brevet des collèges.

Pour l’artiste, ce workshop a été une première expérience devant des élèves enrichissante. Il a particulièrement apprécié l’accompagnement proposé par le PREAC, à la fois au niveau financier, mais aussi dans la co-construction pédagogique du projet. Le dialogue entre structure culturelle et enseignants lui a permis de réaliser un travail de qualité. De plus, les mallettes étaient pensées comme un dispositif participatif, et Florian De La Salle a particulièrement apprécié de pouvoir enrichir le dispositif avec un choix de livres qui serviront aux prochains utilisateurs des mallettes.

L’enseignante a fait remarquer la nécessité de flexibilité lors de la conception du projet. En effet, dans ce projet, l’artiste choisi au départ par le Centre d’Art et le Frac Artothèque n’a pas pu, pour raison médicale, poursuivre le projet. Par conséquent, les structures, très réactives, ont contacté un autre artiste, mais cela a demandé de repenser le projet dans son intégralité.

Une des difficultés remarquables incombe aux différents temps à placer dans les calendriers :calendrier scolaire, calendrier des structures culturelles, et calendrier de l’artiste. La disponibilité des différents acteurs du projets peuvent être contraints par des situations particulières. Ici, l’enseignante d’arts plastiques était sur deux établissements, cela à pu compliquer l’organisation, mais le fait de travailler en équipe pédagogique a permis de donner une place aux autres professeurs impliqués qui ont pris le relais quand l’enseignante ne pouvait pas être présente.

Créer des liens, entre élèves, entre enseignants, entre éducation et culture

Pour les enseignants, au collège de Saint Sulpice Laurière, l’accompagnement du Preac leur a permis de réaliser un projet important qui a créé du lien entre leurs enseignements et créer du lien entre leur établissement scolaire et des structures culturelles en région.

Cette expérience, comme toutes celles des mallettes "adopter une oeuvre #1" ont été restitué lors de la formation "adopter une oeuvre #2" C’est l’enseignante porteuse du projet, Brigitte Josnière a fait une restitution orale du projet et une partie des productions réalisées ont été exposées au Centre d’Art de Vassivière. Cela a permis aux stagiaires, futurs adoptants, de découvrir une expérience singulière. Cette expérience n’est pas à reproduire, mais à rejouer autrement, avec un autre artiste, et un autre projet accompagné à nouveau par le PREAC. C’est aussi une manière de créer un lien, un lien de formation entre pairs.

La mallette Terre à terre sera expérimentée dans une école maternelle en 2017-2018, avec une artiste céramiste qui travaille le grès, l’estampage et l’empreinte.