Workshop

PIERRE QUI ROULE #1

Pascale Guérin

Mallette

ADOPTER UNE OEUVRE

La mallette "Pierre qui roule" proposait de questionner l’art et le paysage à travers la rencontre de deux œuvres:

  • Géométrée de François Morellet en collection du Frac-Artothèque de Nouvelle Aquitaine
  • Sans Titre d’Andy Goldsworthy dans le bois de sculpture du centre d’art de Vassivière

L’objet incitatif placé dans la mallette était une pierre de l’île de Vassivière

LES ACTEURS DU PROJETS

  • Artiste: Pascale Guérin.
  • Enseignants: Laetitia Agnoux (documentaliste), Bertrand Leroy (arts plastiques), Patricia Bibet (mathématiques).
  • Niveaux: deux classes de 3ème.
  • Établissement : Collège Lakanal, Treignac, Corrèze.

ORIENTATION DU PROJET

C’est la première année d’expérimentation de la mallette "Adopter une œuvre # pierre qui roule". L’artiste choisie, Pascale Guérin crée des univers qui font référence à ses lectures, à des films qu’elle a aimés ou à des artistes qui ont accompagné son parcours artistique, à ses jardins secrets. Le choix de cette artiste a été une évidence par rapport au titre de la mallette, de par son caractère narratif et proliférant.

La réalisation de ce projet a permis aux élèves d’appréhender le paysage dans l’art actuel, dans un processus de création qui joue d’un va et vient entre présentation d’éléments naturels et représentation d’espace naturel. Ainsi, la question de la matérialité de l’œuvre à été centrale dans ce projet, et a permis aux élèves d’ouvrir leur imaginaire plastique.

PRATIQUES ARTISTIQUES DES ÉLÈVES

Ce workshop “pierre qui roule” a permis aux élèves de réaliser :

  • des collectes de matériaux naturels;
  • des représentations graphiques et picturales;
  • des productions en co-création, les élèves travaillant en binôme;
  • une exposition à la médiathèque de Treignac.

Le projet s’est construit sur plusieurs demi-journées de travail en établissement. Les deux classes de troisième de l’établissement étaient impliquées, les ateliers se sont donc articulés en parallèle d’un travail fait avec les enseignants. Il est difficile pour un artiste de travailler avec beaucoup d’élèves, cependant ici cela permettait à une promotion entière, de bénéficier de cette expérience, et la valorisation du projet dans une exposition à la médiathèque était alors très pertinente.

L’équipe enseignante de son côté à produit:

  • un « PADLET » regroupant les travaux de recherche des élèves sur les artistes de la mallette, les courants artistiques et les artistes évoqués pendant l’atelier;
  • création d’un jeu artistique avec le logiciel scratch en mathématiques;
  • réalisation de vidéos sur la progression de l’atelier (élèves au travail, interviews des élèves).

L’ensemble de cette expérience a intégré le Parcours d’Éducation Artistique et Culturel des élèves qui ont pu présenter ce projet dans le cadre de l’épreuve orale du brevet.

PARTENARIATS

Le Centre International d’art et du paysage de l’île de Vassivière a proposé un temps de médiation dans le bois de sculpture autour de l’œuvre d’Andy Goldsworthy.

Le Frac Artothèque Nouvelle Aquitaine pour le prêt de l’œuvre de François Morellet dans l’établissement scolaire.

Peuple et culture Corrèze est intervenu en temps que relais du Frac Artothèque et a assuré un temps de médiation autour de l’œuvre de François Morellet et un temps d’accompagnement de l’artiste lors des ateliers.

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Pour les élèves d’une zone rurale comme peut l’être Treignac; l’accès à l’art et la culture est souvent difficile. Ainsi, en début de projet, les élèves étaient peu motivés. Mais les temps de pratique avec l’artiste, les ont passionné, et leur investissement au fur et à mesure de la réalisation était de plus en plus grand. En fin de projet, un sondage numérique a permis de visualiser leur ressenti.

L’importance d’un vernissage

L’ Exposition du travail des élèves à la médiathèque de la commune avec un vernissage en présence de l’artiste, du médiateur de peuple et culture, de l’équipe de direction du collège, de Mélanie Albaret pour le réseau Canopé et de la coordinatrice du PREAC, fut un temps marquant pour les élèves. La qualité des productions et la motivation des élèves ont été très remarquées.

C’est dans ce temps que certains élèves se sont rendus compte du travail effectué et de l’intérêt de leurs réalisations. En effet, les élèves ont dû expliquer, verbaliser leur travail, jouer le rôle de médiateur. Cela a été une bonne préparation pour la préparation de l’oral du Brevet et les regards extérieurs ont été une belle manière d’être valorisé.

Pour les enseignants, la mise en place d’un tel projet pose des problèmes d’organisation dans les établissements.

Les emplois du temps des élèves et des enseignants impliqués sont chamboulés, entraînant un impact sur les cours des autres classes.

"Malgré [ces] quelques aléas, nous sommes parvenus à mener le projet à terme. Ce fut une expérience enthousiasmante. Pascale et David ont été à l’écoute des élèves, ont pris en compte leurs idées tout en les guidant quand ils faisaient fausse route. Grâce à eux, les élèves ont pu exprimer leur sensibilité artistique et in fine réaliser des productions de qualité. Les élèves reporters se sont bien investis (notamment grâce à la formation sur le montage vidéo assurée par Mélanie Albaret).

Les moyens alloués par le dispositif et qui permettent la rencontre avec des artistes, la visite du CIAP, la participation à des ateliers de pratique, offrent vraiment un plus à un établissement comme le nôtre situé en zone rurale et isolé culturellement.

Nous sommes d’ores et déjà prêts à recommencer !"

Laétitia Agnoux - documentaliste

L’équipe enseignante a proposé à nouveau sa candidature pour l’année scolaire suivante. Cependant le Preac souhaite donner l’opportunité d’adopter à d’autres établissements qui n’ont pas encore bénéficier de ce type de moyens et d’accompagnement. La mallette "pierre qui roule" va se déplacer dans un collège en REP de la Haute-Vienne pour sa deuxième expérimentation, et l’artiste choisi sera Aurélien Maulplot.