Workshop

L’IMPACT DE NOS ACTES SUR L’ENVIRRONNEMENT

Dom et Jean-Paul Ruiz

Laurie-Anne Estaque

LES ACTEURS DU PROJETS

  • Artistes: Laurie-Anne Estaque, Dom et Jean-Paul Ruiz;
  • Enseignants: un professeur d’histoire géographie, Jeremy Rigaud, deux professeures documentalistes Hélène Le Quan, Julie Charles, une professeure de SVT Catherine Lachèze, une professeure d’arts plastiques, Alexandra Jean;
  • Niveaux: trois classes de 4ème, l’ensemble des élèves de l’établissement sur un niveau en 2019-2020:
  • Etablissement : Collège Gaucelm Faidit, Uzerche, Corrèze (19).

ORIENTATION DU PROJET

Trois classes de quatrième du collège Gaucelm Faidit, soixante dix neuf élèves, ont participé au projet "l’impact de nos actes sur l’environnement". L’objectif était de toucher tous les élèves d’une génération et de leur faire vivre des temps mémorables, pendant une semaine consacrée à un projet artictique, comme peut être un voyage scolaire.

Ce projet a été co-construit avec trois artistes, Laurie-Anne Estaque, Jean Paul et Dom Ruiz et des professeurs qui ont participé à une Equipe de Recherche et de Réflexion (ERR) du PREAC art et paysage, Jérémy Rigaud en Histoire-Géographie, Catherine Lachèze en SVT, Alexandra Jean en Arts Plastiques, et Julie Charles et Hélène Le Quan, professeures documentalistes.

C’est la rencontre, dans le cadre de l’ ERR, d’une œuvre du bois de sculpture de Vassivière, Les rêves de Tijuca d’Erik Samakh et d’une oeuvre du Frac artothèque du Limousin, Les sentiers, Photographie de Bruni et Barbari qui est à l’origine de ce projet . Ces deux œuvres ouvrent un faisceau de questions importantes sur l’environnement, sur l’écologie et l’impact de l’homme sur son territoire.

Ainsi, l’ensemble de ces acteurs ont travaillé pour que les élèves appréhendent les questions suscitées par l’empreinte de l’homme sur le paysage et l’environnement, sur les relations entre l’art et l’écologie en 2020 ; qu’ils les comprennent et réalisent des productions plastiques qui questionnent, témoignent ou proposent d’agir à l’échelle de notre territoire local.

PRATIQUES ARTISTIQUES DES ÉLÈVES

Des ateliers, des pratiques, pour un projet

Ce projet s’est déroulé du 9 au 13 mars 2020. Pendant une semaine, les habitudes des élèves ont été bousculées: changement d’espaces et de temps de travail, changement d’intervenants... L’ensemble des cours habituel a été annulé pour laisser du temps à l’organisation de workshop : des temps de travail avec un artiste sur un projet.

Avec Laurie-Anne Estaque, les élèves ont travaillé la cartographie. Dans un premier temps, ils ont dessiné des cartes imaginaires pour questionner les gestes graphiques et la légende des cartes. Ensuite, ils ont réalisé des cartes de leur territoire en inscrivant leur impact quotidien sur l’environnement en particulier en notant leurs déplacements. Les élèves ont aussi travaillé sur des cartes postales locales et ont réalisé une série "erase landscape" qui en supprimant des éléments du paysage au feutre noir questionne l’impact de l’homme sur l’environnement.

Avec Dom Ruiz , les élèves ont réalisé un atelier livre d’artiste. Ils ont expérimenté la fabrication du papier, des encres végétales, et de la gravure à partir de matériaux recyclés. Pour le livre, les élèves ont aussi choisi de faire trois chapitres qui questionnent l’impact de nos actes sur l’environnement : Zéro déchet, Le vivant et l’Economie d’énergie Ils ont aussi réalisé une grande carte avec des matériaux recyclés posés au sol.

Avec Jean-Paul Ruiz, les élèves ont fabriqué des puits de rosée collectifs et individuels (dispositif récupérant la rosée). Ensuite, ils ont expérimenté les peintures de rosée, avec des pigments naturels. Les puits de rosée individuels faits avec la récupération de bouteilles plastiques ont été installés aux abords du collège.

Avec David Molteau, médiateur du Relais Peuple et Culture du Frac-artothèque du Limousin Nouvelle Aquitaine, les élèves ont découvert des œuvres qui questionnent l’environnement, l’écologie et l’action de l’homme dans le paysage. 12 œuvres ont été installées dans l’espace d’exposition du collège.

Une sortie sur l’île de Vassivière a permis aux élèves de découvrir le centre d’art, l’exposition d’Angelika Markul et des œuvres du bois de sculptures. Les visites étaient orientées sur les questionnements de l’évolution du paysage et l’impact de l’homme sur celui-ci. Des interviews ont été réalisées par Canope. Face aux œuvres les élèves ont donné leurs avis et leurs sentiments, vous les retrouverez dans ce fanzine sous forme de « QR code ».

Un atelier de reconnaissance des végétaux, avec des petits robots, co-contruit par les enseignants de SVT et de Technologie, a permis aux élèves d’approfondir leur connaissance des arbres et des lichens.

Avec Archéologie paysage, les élèves ont exploré les abords du collège pour étudier le paysage, les occupations et transformations humaines.

PARTENARIATS

Le Centre International d’art et du paysage de l’île de Vassivière a proposé un temps de médiation dans le bois de sculpture autour des œuvres d’Erik Samakh, de David Nash et de Michaël Sailstorfer

Peuple et culture Corrèze, relais du Frac Artothèque Nouvelle Aquitaine a proposé un temps médiation autour d’œuvres en collection, une exposition à été réalisé dans l’établissement scolaire.

Archéologie Paysage a proposé un temps de lecture du paysage à proximité de l’établissement scolaire.

Le réseau Canopé a permis de faire des captations vidéo retraçant le workshop et donnant la parole aux élèves et aux artistes.

RETOUR D’EXPÉRIENCE

Un workshop=une semaine

L’ensemble des cours habituels ont été annulés pour les 3 classes de 4ème. La présence des élèves est obligatoire de 8h à 17h du lundi au vendredi excepté le mercredi après-midi, et de nouveaux temps ont été imaginé pour travailler en projet :

  • Des jours entiers avec 3 ateliers différents avec des artistes.
  • Une sortie au Centre International d’art et du paysage de Vassivière.
  • Une sortie autour du collège avec Archéologie Paysage.
  • Une rencontre avec des œuvres du Frac-Artothèque du Limousin

Le projet est au centre, cela articule différents temps, des temps de réflexion, d’expérimentation et de production. Le format sur une semaine rend concret et mémorable ce workshop. C’est dans l’idée de faire un voyage scolaire dans la création qui est ici mise en œuvre.

Le retour des élèves est très positif, ce projet leur a permis d’approfondir leurs connaissances et de donner du sens à l’école. Les parents d’élèves sont venu le jeudi soir voir le projet en cours et discuter avec les artistes présents.

Nous avons eu la chance de pouvoir maintenir cette semaine qui était placé du 9 au 13 mars, soit juste au retour des vacances d’hiver et juste avant le début du confinement. Ce dernier à eu un impact négatif sur les possibilités d’exposition de l’ensemble des travaux, avant la fin de l’année scolaire. Cependant comme les élèves étaient en 4eme, la valorisation du projet et la distribution du fanzine à pu être réalisés l’année scolaire suivante, en 3eme.

Un projet transdisciplinaire

La transdisciplinarité a pour objectif de rassembler les savoirs au-delà des disciplines.

Ce projet est co-construit par des professeurs d’Histoire-Géographie, de SVT, d’Arts Plastiques et un professeur documentaliste. L’ensemble de ces disciplines travaille ensemble pour que les élèves appréhendent cette question, la comprennent et réalisent des pratiques plastiques afin d’en témoigner. Pendant la semaine, les disciplines ont travaillé ensemble, en décloisonnant les habitudes et les emplois du temps. Les enseignants disciplinaires sont présents et à la disposition des artistes pour abonder en références et en contenu pour le projet.

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