Workshop
G EAU LOGIQUE #1
Vincent Carlier
Mallette
ADOPTER UNE OEUVRE
La mallette G eau Logique proposait de questionner l’art et le paysage à travers la rencontre de deux œuvres:
- Cornerstone de Scoli Acosta en collection du Frac-Artothèque de Nouvelle Aquitaine
- Otro de Koo Jeong A dans le bois de sculpture du centre d’art de Vassivière
L’objet incitatif placé dans la mallette était une bouteille d’eau du lac de Vassivière
LES ACTEURS DU PROJETS
- Artiste : Vincent Carlier.
- Enseignants : Karen Dieudonné (arts plastiques), M. Trochut (SVT) , M. Germaneau (physique-chimie).
- Niveau : une classe de 3ème.
- Établissement : Collège Jean Moulin, Ambazac, Haute-Vienne.
ORIENTATION DU PROJET
Pour la première année d’expérimentation de la mallette "Adopter une œuvre # g eau logique", le PREAC a choisi l’artiste Vincent Carlier.
Suite aux premiers échanges avec l’équipe enseignante interdisciplinaire, arts et sciences, l’artiste a proposé un travail de construction d’objet, de sculptures flottantes, inspiré des formes mathématiques.
Ainsi, ce projet propose un questionnement sur l’objet, sa forme, sa matérialité et la place de l’eau, comme élément à l’œuvre. Le tout fait écho à la fois avec la démarche de Vincent Carlier et au corpus d’œuvres de la mallette.
La réalisation de ce projet a aussi permis aux élèves d’appréhender la question du paysage comme espace d’intervention, puisque dans la proposition de travail de l’artiste, les sculptures flottantes ont été expérimentées, intégrées et photographiées dans le paysage.
PRATIQUES ARTISTIQUES DES ÉLÈVES
Ce workshop "g eau logique" a permis aux élèves de réaliser :
- des travaux en projet ;
- des croquis, des schémas, des maquettes, des expérimentations ;
- La découverte du travail de plusieurs artistes et architectes qui utilisent des formes géométriques et des matériaux simples (carton, papier, bois) ;
- un apprentissage de l’usage de certains outils, matériaux et échelles de travail qui dépassent leur habitudes de travail ;
- un croisement entre géométrie et sculpture ;
- des sculptures flottantes qui mettent en œuvre des formes qui font écho à la pratique de l’artiste ;
- des expérimentations à l’échelle du paysage de leur fabrication ;
- des photographies et vidéos retraçant cette expérience de création.
Après une première rencontre avec l’artiste, ce projet s’est construit sur deux journées de travail en établissement. Cela a permis aux élèves de plonger de manière immersive dans les questionnements plastiques, d’avoir le temps d’expérimenter et de remédier à leurs difficultés techniques. A la fin de ces deux jours, une première expérimentation des sculptures flottantes à été réalisée sur un petit lac aux abords du collège.
Une dernière journée a permis, quelques semaines plus tard, d’expérimenter à nouveaux la flottabilité des productions lors de la sortie sur l’île de Vassivière. Le temps entre ces deux parties de l’expérience a permis à l’enseignante, et aux élèves de corriger des petits problèmes techniques, de consolider certains projets.
PARTENARIATS
Le Centre International d’art et du paysage de l’île de Vassivière a proposé un temps de médiation dans le bois de sculpture autour de l’œuvre de Koo Jeong A.
Le Frac Artothèque Nouvelle Aquitaine pour la médiation autour de l’œuvre de Scoli Acosta dans l’établissement scolaire.
RETOUR D’EXPÉRIENCE
Des temps remarquables pour le projet EAC
Pour les élèves, travailler avec un artiste a permis de réaliser un projet plus ambitieux que dans les cours hebdomadaires d’arts plastiques. Ainsi, ils ont pu faire une réalisation finale aboutie et de grande taille, et ils ont pu sortir de l’établissement pour expérimenter leur construction.
Le reste de l’année, l’enseignante témoigne qu’ils sont souvent obligés de s’arrêter à l’étape de projet ou de maquette, par manque de temps.
La rencontre avec l’artiste, et le dispositif pensé par Vincent Carlier, a permis aux élèves d’appréhender les différentes étapes d’un projet, le travail qu’il y a derrière les œuvres et le cheminement nécessaire dans la pratique artistique.
La découverte de l’île de Vassivière et du Centre d’Art a été un moment clé pour beaucoup d’élèves qui ont été émerveillés par le lieu. Le choix d’apporter et d’expérimenter leurs productions à Vassivière a été aussi particulièrement marquant pour eux.
Les différents temps du workshop ont permis aux élèves de développer leur intérêt pour les arts plastiques, après le workshop, et nombreux d’entre eux ont choisi de présenter ce sujet pour leur épreuve orale du Brevet des collèges.
Valorisation, rayonnement d’un établissement scolaire et dynamique de projet :
A l’échelle du collège d’Ambazac, le projet a été largement remarqué, à la fois au niveau des élèves, des parents, de l’équipe enseignante et de la direction. La publication d’articles sur le site internet du collège à favoriser sa médiatisation.
Des collègues ne participant pas à ce workshop ont sollicité l’enseignante pour construire un projet EAC pour l’année scolaire suivante. L’enseignante pour qui c’était une première expérience de travail avec un artiste, n’a cessé depuis de proposer de nouveaux workshop dans son établissement au fil des ans.
Les mallettes “adopter une œuvre” avaient été pensées par le PREAC comme des actions de formation. Nous voyons ici, que l’accompagnement à permis à une jeune enseignante de se former et d’être ensuite autonome pour proposer de nouveaux projets EAC.
Place de l’enseignant, de l’établissement scolaire, dans un workshop avec un artiste
L’enseignante et l’artiste ont restitué cette expérience lors de la formation "adopter une oeuvre #2".
La nécessité de flexibilité lors de la conception du projet face à l’artiste, et aux structures culturelles, a été constatée par l’enseignante. Ses idées du début (sur la mallette pédagogique choisie) se sont au fur et à mesure du travail transformées. Cela questionne pour elle, la place de l’enseignant dans un workshop avec un artiste qui est différente de la place de l’enseignante face à la classe au quotidien. Il y a, pour elle, une mise en retrait du professeur, qui devient plus observateur, régulateur, pour laisser un espace d’intervention à l’artiste qui fait la proposition de création.
Ce besoin de souplesse, souligné par l’enseignante, a aussi été nécessaire pour les moyens accordés par l’établissement scolaire. L’administration a su faire confiance et accepter et soutenir les changements d’emplois du temps que cela pouvait occasionner.
Néanmoins, il a été remarqué que les projets de cette envergure, doivent être pensés en fonction des contraintes de l’établissement. Dans ce cas précis, le choix du second trimestre était pertinent, trop de temps étant déjà planifiés en fin d’année avec l’organisation du brevet pour le niveau de troisième.






























